27.03.2009
Parti communiqte français
Communiqué du Parti communiste français
Tunisie : la vie de 5 étudiants en grève de la faim est en danger.
Le gouvernement tunisien doit écouter leur revendications. Il y a urgence.
Le Parti communiste français exprime sa solidarité avec cinq étudiants tunisiens de l’UGET, en grève de la faim depuis le 11 février afin d’exiger le respect de leurs droits : droit d’exercer un mandat syndical, droit de poursuivre leur études librement. Le régime du Président Ben Ali montre une fois encore son caractère policier, répressif et brutal en refusant obstinément tout dialogue.
Aujourd’hui, c’est la vie même des étudiants qui est en danger après 45 jours de grève de la faim. Leur état de santé est très dégradé et alarmant. Dans cette situation préoccupante la responsabilité des autorités tunisiennes est engagée. Elles doivent entendre les revendications des étudiants. Il y a urgence.
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Association des Tunisiens en France
COMMUNIQUE
Depuis 45 jours, Cinq étudiants de l’UGET (Union Générale des Etudiants de Tunisie) sont en grève de la faim pour protester contre leur exclusion des universités de Tunisie et exiger leur réintégration.
Selon le dernier communiqué du comité de suivi médical, daté du 20 Mars 2009, leur état est alarmant et leur santé se détériore d’une manière grave.
Les médecins avaient appelé à l’arrêt de la grève et souligné la nécessité de transférer les grévistes dans une structure de soins afin d’éviter des complications irréversibles.
Ces étudiants qui réclament, depuis des semaines leur droit à étudier semblent être réduits à mettre en danger leur vie pour attirer l’attention du gouvernement qui demeure sourd à leurs revendications au risque de les pousser au désespoir.
L’ATF,
- Réitère son soutien à ces jeunes étudiants grévistes et leur demande légitime,
- exprime sa solidarité avec eux et avec leurs familles et s’inquiète de la détérioration de leur état de santé
- considère qu’il incombe au gouvernement tunisien de répondre aux revendications légitimes des grévistes et que faire la sourde oreille ne peut qu’aggraver le désespoir de ces jeunes au bord de l’irréversible.
- Fait assumer aux autorités tunisiennes la responsabilité des conséquences dramatiques de cette grève qui n’a que trop duré.
- Appelle tous les démocrates tant en Tunisie qu’à l’étranger à se mobiliser et à soutenir le combat légitimes de ces jeunes étudiants grévistes pour que le gouvernement tunisien réponde favorablement à leurs revendications.
Le Bureau National
Paris le 27 mars 2009
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26.03.2009
Communiqué N°4
Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim
Communiqué N°4
44eme jour de grève de la faim
Après 44 jours de grève de la faim, les militants de l’UGET présentent une altération importante de l’état général. Leur vie est d’ores et déjà en danger. Les hospitalisations en urgences sont devenues quasi quotidiennes. Le rapport du Comité Médical de suivi des Etudiants est formel ; il appelle à l’arrêt immédiat de cette grève afin d’éviter des complications irréversibles voire la mise en jeu du pronostic vital(1). Le comité médical a fortement recommandé le transfert immédiat de tous les grévistes dans une structure de soin.
Les autorités tunisiennes maintiennent un embargo policier permanent autour du local de l’UGET. L’intimidation et le harcèlement que subissent les militants qui entourent les grévistes et les visiteurs désirant exprimer leur solidarité, visent à isoler les grévistes et les pousser à renoncer à leurs revendications. Pis encore, une procédure judiciaire a été engagée pour évacuer le siège de l’organisation. Une deuxième, policière et musclée, a été commanditée pour évacuer les grévistes par la force. Systématiquement les militants de l’UGET sont physiquement agressés lors de leurs actions (Sit-in, manifestations, AG…).
C’est cette même répression policière qui a fait du droit syndical un délit pénal afin de dissuader les étudiants d’exercer leurs droits démocratiques et afin de restreindre l’indépendance de la centrale syndicale estudiantine. Les poursuites disciplinaires engagées par des Conseils de discipline aux ordres ainsi que les poursuites judiciaires alourdissent le bilan : 18 étudiants exclus de l’université, 13 étudiants attendent la sentence des Conseils de discipline, 3 étudiants emprisonnés, 3 procès en cours dont celui du Secrétaire Général de l’UGET, 6 étudiants en grève de la faim dont 5 depuis 44 jours et la liste n’est pas encore finie.
Cette politique explique bien l’autisme et le silence meurtrier des autorités tunisiennes face à la grève de la faim. La seule réponse formulée est de nature policière. Les autorités tunisiennes n’ont entamé aucune démarche sérieuse pour étudier le dossier et apporter des solutions.
Face à cette situation et malgré la dégradation alarmante de leur état de santé, les militants de l’UGET convaincus de la légitimité de leurs revendications sont de plus en plus déterminés à obtenir gain de cause. Il est déplorable que des étudiants soient contraints d’aller chercher auprès de la mort le droit à la vie, le droit au savoir.
Nous, Comités de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim, exprimons notre forte inquiétude quant à l’état de santé et la vie des grévistes. Nous refusons que le siège de la centrale syndicale estudiantine soit réduit à un mouroir pour grévistes négligés. Nous condamnons l’attitude des autorités tunisiennes et les rendons responsable des conséquences.
Face à l’isolement des étudiants grévistes, nous appelons les démocrates et les acteurs de la solidarité nationale et internationale à intensifier leurs actions et leurs mobilisations en faveur des étudiants engagés en grève de la faim depuis 44 jours.
Paris le 26/03/2009
(1)- Rapport médical établi le 20 mars 2009 soit le 38eme jour de la grève faim.
23:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2009
Parti « Tunisie Verte »
Communiqué de presse
Tunis, le 18 Mars 2009
Une délégation du parti « Tunisie Verte », composée du coordinateur national Abdelkader Zitouni et de Madame Najiba Baktri, membre du Bureau politique, a assisté à la journée de soutien à la lutte des étudiants de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie et ce suite à l’invitation qui nous a été adressée par l’organisation légitime et syndicale « UGET ».
A l’arrivée au local de l’UGET, sis au 19 Rue Naplouse à Tunis, nous avons constaté la présence d’une dizaine d’agents de police en civil qui a bloqué notre passage et le responsable a téléphoné pour demander l’autorisation de nous laisser passer. Après quelques minutes, le responsable nous a autorisé à accéder au local de l’UGET. Nous tenons à signaler que le contact avec notre délégation a été courtois et sans incident.
Dès notre arrivée, nous avons salué les étudiants grévistes depuis plus de 36 jours et nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale, ainsi que nos amis les verts, de ce qui suit :
1) Deux étudiants en grève de la faim ont été hospitalisés d’urgence pour baisse de leur tension (6)
2) La situation des 5 grévistes renvoyés de l’université pour activité syndicaliste se détériore d’heure en heure et leur situation est extrêmement grave.
3) Plusieurs étudiants dans d’autres régions (Sfax, Mahdia) sont menacés de renvoi de l’université pour activités syndicales.
4) Plusieurs étudiants ont été condamnés à des peines de prison de 10 jours à 2 mois pour activités syndicales mais transformées en délits de droit commun.
5) Le secrétaire général de l’UGET a été condamné à une peine de prison en première instance et il a fait appel.
6) Les étudiants sont décidés à organiser un congrès libre et indépendant ; ce que le pouvoir refuse.
7) Une commission de soutien a été mise en place et présidée par l’ex-bâtonnier Abdessattar Moussa.
8) Les étudiants ont demandé que le parti « Tunisie Verte » soit représenté au sein de la commission.
En cette année 2009 de « dialogue avec la jeunesse » et d’élections législatives et présidentielles, nous demandons au gouvernement de pratiquer une politique de dialogue avec les étudiants au lieu de cette politique de répression du mouvement étudiant.
Abdelkader Zitouni
Coordinateur National du parti « Tunisie Verte »
Membre du Parti Vert Européen,
Membre de la fédération des verts africains,
Membre de "Global Greens".
E- mail : tunisie.verte@gmail.com
Tel : 00.216.98.510.596
Fax : 00.216.71.750.907
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18.03.2009
L’état de santé des grévistes est alarmant
| من نحن | صور - فيديو |
Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Faim
matroudine.solidarite@gmail.com
Communiqué n°3
L’état de santé des grévistes est alarmant
Les militants pacifistes de la centrale syndicale étudiante UGET entament leur 37ème jours de grève de la faim. Leur bulletin de santé relève plusieurs cas d'hémorragie interne, un début d'ulcère, des urines hémorragiques...L'hypotension et les nombreux vertiges obligent les grévistes à maintenir une position couchée, leur état de vigilance est entrecoupé d'évanouissements et de crampes abdominales insupportables. Les risques irréversibles de jaunisse, d'hémorragie rétinienne, des gencives ou du tube digestif ne sont plus à écarter.
Interdits d'université pour « délit » de syndicalisme légal, les silhouettes méconnaissables des jeunes militants ne semblent pas inquiéter le moins du monde le pouvoir tunisien. Sourd à leur jeûne complet pour revendiquer un droit fondamental au savoir, il vient de diligenter une procédure d'évacuation du siège de l'organisation.
L'étau policier se resserre autour du 19 rue Naplouse, siège de l'UGET, les agents et les sbires du pouvoir empêchent toute visite aux grévistes. Mais un flux tendu d'appels téléphoniques et de lettres de soutien continue de réchauffer les cœurs de nos jeunes courageux.
Paris le 18.03.09
23:02 Publié dans Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Fa, Français | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
بيان مساندة
| من نحن | صور - فيديو | الطلبة المضربون |
بيان مساندة
أحيل يوم 17 مارس 2009 ثمانية من مناضلي الإتحاد العام لطلبة تونس بكلية الإقتصاد والتصرف بصفاقس ( خمسة منهم أعضاء مكتب فدرالي ) على مجلس التأديب بسبب نشاطهم النقابي صلب المنظمة الطلابية. وهي تعد حلقة ضمن سلسلة التصفية الممنهجة التي يتعرض لها مناضلو الإتحاد ومسؤولوه.
نحن مناضلو الإتحاد المضربون عن الطعام منذ يوم 11 فيفري 2009 بالمقر المركزي للمنظمة من أجل حقنا في العودة إلى مقاعد الدراسة وحقنا في ممارسة النشاط النقابي، وإذ عانينا من عسف مجالس التأديب، يهمنا أن نعبر عن الآتي:
- رفضنا لمجالس التأديب التي تستهدف مناضلي الإتحاد.
- مساندتنا المطلقة للرفاق المحالين على مجلس التأديب.
- نهدي هذا اليوم الخامس والثلاثون من إضرابنا عن الطعام لمساندة الرفاق من أجل حقهم في النشاط النقابي دون قيد أو شرط.
- إصرارنا على مواصلة الإضراب حتى افتكاك حقنا في العودة لمقاعد الدراسة.
عن المضربين
محمدالسوداني
أيمن الجعبيري
علي بوزوزية
محمد بوعلاق
توفيق اللواتي
13:38 Publié dans بيانات المضربين | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.03.2009
Comite de soutien Communiqué n°2
| من نحن | صور - فيديو | الطلبة المضربون |
Comité de soutien aux étudiants grévistes de la faim
Communiqué N° 2
www.matroudine.fr.vc
matroudine.solidarite@gmail.com
Les étudiants et militants de l’UGET, continuent leur grève de la faim depuis plus de 35 jours. Leur état de santé se dégrade de jour en jour. Certains d’entre eux ont été transférés, ces derniers jours, plusieurs fois aux services des urgences suite à des brèves pertes de connaissance. Les rapports médicaux sont sérieusement alarmants. Mais l’affaiblissement physique des grévistes n’entame en rien leur volonté à continuer leur action jusqu'à ce que les autorités tunisiennes répondent à leur principale revendication : la réintégration de leur université et la poursuite de leurs études.
Le pouvoir tunisien persiste à ignorer les grévistes, leur revendication et la gravité de leur état de santé. La seule réponse qu’il a pu apporter, depuis le premier jour de la grève de la faim, est une réponse policière. Ses agents encerclent le local de l’UGET, où se tienne la grève, harcèlent les étudiants et empêchent la solidarité du mouvement démocratique.
Notre comité condamne l’attitude du pouvoir tunisien et de celle du ministre de l’enseignement supérieur et les rend responsables de la suite des événements et notamment des conséquences néfastes sur l’état de santé et la vie des grévistes.
Nous appelons les acteurs de la solidarité nationale et internationale à intensifier leurs actions et leurs mobilisations en faveurs des grévistes.
PARIS, le 16 Mars 2009
Mohamed-Anis Mansouri ; Néjib BACCOUCHI ; Anouar KANZARI, Samir HAMMOUDA ; Bachir ABID, Lotfi HAMMAMI ; Iyad DAHMANI ; Hichem ABDESSAMAD ; Fatma BOUAMAIED KSILA ; Jamel HENI
23:33 Publié dans Comité de Soutien aux Etudiants grévistes de la Fa, Français | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
فرع ماطر للرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان
فرع ماطر للرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان يطالب بالاستجابة لمطالب الطلبة المضربين عن الطعام
الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان- فرع ماطر
ماطر في 17 مارس 2009
بيــــان
يتواصل إضراب الطلبة عن الطعام منذ ما يزيد عن الشهر من أجل حقهم في الدراسة بعد طردهم على خلفية نشاطهم النقابي.
وفرع ماطر للرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان يعبر عن انشغاله من تدهور الحالة الصحية للمضربين مما استوجب نقل البعض منهم للمستشفى نظرا لطول مدة الإضراب وما انجر عن ذلك من أضرار بدنية تهدد حياتهم.
كما أن هيئة الفرع تستنكر الحصار الأمني المضروب على مقر الإضراب ومنع المساندين من مختلف فعاليات المجتمع المدني والسياسي وغيرهم من النشطاء للتعتيم على الإضراب وعزل حركة المضربين عوض التفاوض معهم لإيجاد حل لمشكلتهم.
فإن هيئة الفرع، إذ تجدد مساندتها للمضربين فإنها تدعو السلطات إلى التراجع عن قرارات الرفت من الدراسة وتحملها مسؤولية ما قد ينجر من أضرار نتيجة لتدهور لحالتهم الصحية خصوصا وأن إضرابهم عن الطعام ناتج عن انتهاك حقهم في الدراسة.
عن هيئة الفرع
نائب الرئيس
الشاذلي المغراوي
13:55 Publié dans بيان الرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان07/03/ | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
بعد شهر من الجوع : هل قررت وزارة التعليم العالي قتل الطلبة المضربين
بعد شهر من الجوع : هل قررت وزارة التعليم العالي قتل الطلبة المضربين
وصل الإضراب عن الطعام الذي يخوضه خمسة طلبة من مناضلي الاتحاد العام لطلبة تونس إلى مرحلة حرجة ، فلقد بلغ الآن مدة شهر كامل من الجوع ، شهر اثبت فيه هؤلاء الطلبة مدى العزيمة و الإصرار على نيل حقهم في الدراسة ، شهر اثبتوا فيه أن النضال هو الطريق الوحيد لنيل الحقوق ، شهر كذبوا فيه أيضا مقولة أن الساحة الطلابية جفت من النضال و المناضلين الصادقين و حل محلهم الانتهازية و الغوغاء ، شهر قالوا من خلال جوعهم أن الحياة لا معنى لها بلا حقوق ، وهو شهر أيضا حاولت فيه السلطة محاصرة هذا التحرك و التضييق عليه لعزله من خلال ضربها لطوق امني على مقر الاتحاد حيث يمكث الطلبة المضربون و يقوم هذا الطوق بدوره الطبيعي الموكل إليه من منع المساندين من زيارة المضربين و هم من الشخصيات الوطنية و الوجوه الديمقراطية المعروفة على الساحة الوطنية على غرار سمير بالريان عضو الهيأة التأسيسية لحزب العمل الوطني الديمقراطي و السيد جلال الحبيب عضو المكتب السياسي في حزب التكتل الديمقراطي من اجل العمل و الحريات و رئيس تحرير جريدة "مواطنون " و و فد من الحزب الديمقراطي التقدمي و غيرهم كثير و كان آخر الممنوعين السيد مختار الطريفي المحامي المعروف و رئيس الهيأة المديرة للرابطة التونسية للدفاع عن حقوق الإنسان .
كما جندت السلطة من الناحية الإعلامية بعض المنابر المأجورة في الصحافة المكتوبة لتشويه صورة الإضراب و بالأخص المضربين و اتهمتهم بالتطرف و استعمال العنف ضد العمداء و الإداريين و تدعي أنهم محل تتبعات عدلية نافية عنهم حقهم في مواصلة الدراسة في محاولة لمغالطة الواقع الذي يعرف فيه القاصي و الداني أنها أراجيف لا أساس لها من الواقع .
الطلبة المضربون متأكدون أن البعد الاحتجاجي لإضرابهم قد انتهى و دخلوا في مرحلة ثانية هي البعد الصحي حيث أن تواصل الإضراب أصبح يهدد سلامة أجسادهم ، لكن وعيهم بمشروعية مطلبهم وهو العودة إلى مقاعد المدرج أقوى من أن يضنيه الأم الجوع لذا فمع كل يوم جوع إضافي هناك مد معنوي إضافي يسري في أجسادهم مكان الطعام لتزداد قامتهم شموخا و إرادتهم تصلبا . فكل الأطباء الذين زاروا المضربين يؤكدون أن صحتهم متدهورة و حرجة و لعل ما وصلت إليه صحة احد المضربين وهو توفيق اللواتي منذ أيام و التي استدعت نقله إلى المستشفى بعد أن أصيب بشد عضلي في كل جسمه و اختناق حاد دليل حي على التدهور الصحي لهؤلاء ، و حتى الآن و سلطة الإشراف لا تحرك ساكنا بل تستمر في تصلبها و هذا مدعاة للاستغراب و الاستنكار فهل ينوي أصحاب القرار في وزارة التعليم العالي قتل هؤلاء الطلبة و التنصل من المسؤولية . غريب أمر هذه الوزارة التي تتعدى عقوباتها الوجه الإنساني فالحرمان من التعليم هو بمثابة التجهيل ألقسري و لا تقف الأمور هنا بل تتجاوزها إلى السجن بما يعنيه أن هناك نهج كامل لتسليط عقوبات انتقامية على الطلبة لا بتجهيلهم فقط بل و جعلهم من ذوي السوابق العدلية ثم الإلقاء بهم في الشوارع عقابا على نضالهم و احتجاجهم .كذلك من المحير أن تجعل هذه الوزارة كل من يحتج في وجه خيارتها خصما تتشفى فيه و لعل ما وصلت إليه العلاقة بينها و بين نقابة التعليم العالي من تأزم أوكد دليل على ذلك فالنقل التعسفية و قرارات التجميد التي تطال النقابيين لا تخفى على احد ، ثم من العار أن تجعل من الطلبة الطليعة الشبابية المنوط بعهدتهم كل المستقبل لهذا الوطن خصوما لها لا تفوت فرصة إلا و تنتقم منهم .
بقي أن نقول أن المسالة القانونية التي تتحدث عنها وزارة التعليم العالي فيما يخص المطرودين هي بمثابة الالتفاف على الواقع فالمطرودين من الجامعة تعسفا كثر منهم من هو مطرود من كلية فقط و القانون يسمح له بالترسيم في أي كلية أخرى لكن الوزارة ترفض ترسميه منذ سنوات و الأمثلة كثيرة . و هذا فيه : أولا اعتداء على ما جاء في توطئة الدستور من حرص على حق التعليم و اعتداء على إلزامية تطبيق القوانين النافذة لذا فوزارة التعليم العالي مطالبة بان يكون سلوكها في مستوى تسميتها و ان تضع في اعتبارها حياة الطلبة المضربين و مستقبل المطرودين الذين هم من شباب هذا الوطن العزيز في سنة سميت بسنة الحوار مع الشباب و أن اصل القانون و وضعه من اجل خدمة و مصلحة الإنسان و ليس من اجل الاعتداء عليه .
عن لجنة الاعلام : المنسق العام :
سمير النفزي
13:53 Publié dans هل قررت وزارة التعليم العالي قتل الطلبة المضربين | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











